Les études et les hors séries de l'APIC

 

En décembre 2007 : Cahier hors série de l'APIC - Jules ROZET, Maître de forges, Président de la Chambre de Commerce de Haute- Marne, (1880 – I871)

Maître de forges à St-Dizier, dans une grande région de métallurgie traditionnelle prise dans la "Révolution des forges", Jules Rozet fait le choix original de la valeur ajoutée en se lançant dans la fabrication du fil de fer (1825), gardant le charbon de bois pour produire et vendre des produits de qualité : fontes de moulage (1843) etaccessoires de voie ferrée (1846). Expérimentant les techniques d'économie d'énergie, restant dans le cadre d'une entreprise moyenne et dispersée, s'adaptant à l'environnement hydraulique et forestier, devenant négociant en bois, il parcourt une des voies françaises de la Révolution industrielle.

Conseiller municipal à St-Dizier, Conseiller Général, Président de la Chambre de Commerce (1848-1871), il se consacre à la défense de la métallurgie haut-marnaise, obtient des voies de communication modernes, dénonce les effets pervers du libre- échange et contribue, parmi d'autres maîtres de forges et négociants, à la survie de la Haute-Marne et de la Champagne métallurgique face à la concurrence des produits étrangers et à la montée en puissance des forges du Centre puis de la Lorraine.

Au travers de la vie d'un homme prennent corps les succès, les difficultés et les capacités de résistance d'une région confrontée à la Révolution industrielle et à l'ouverture des frontières.

(D'après la thèse de doctorat soutenue à Paris I Panthéon-Sorbonne en juin.2002)

Philippe DELORME, professeur agrégé, docteur en histoire, a exercé dans l'enseignement secondaire à Vitry-le-François et à Saint-Dizier. Sous la direction du Professeur Denis Woronoff; il a soutenu une thèse en Sorbonne sur Jules Rozet. II a écrit divers articles pour les Cahiers Haut-Marnais, et dans le cadre d'associations comme l'ASPM et l'APIC. Il a participé à la réalisation de plusieurs ouvrages sur l'histoire de la métallurgie et des forêts de la région.

En mai 2006 : Reims, un laboratoire pour l'habitat : des cités-jardins aux quartiers-jardins.    Collection Patrimoine Ressources

Depuis plus de quatre-vingts ans, l'habitat social rémois s'inscrit dans une tradition d'innovation qui retient l'intérêt des professionnels de l'architecture et de l'urbanisme.
Inspirées des modèles britanniques, les cités-jardins de l'entre-deux-guerres, et plus particulièrement la cité du Chemin vert, constituent encore des références de choix pour concevoir les logements d'aujourd'hui. Pourtant, sous l'influence du mouvement moderne, ce type d'habitat est abandonné après la Seconde Guerre mondiale, au profit des grands ensembles de logements collectifs, aujourd'hui en prise à de graves difficultés. Au milieu des années 1970, apparaissent dans l'agglomération rémoise, des modèles d'urbanisme plus conformes aux désirs des habitants. Sous l'incitation des pouvoirs publics, les architectes et les maîtres d'ouvrage y expérimentent de nouvelles formes d'habitat. Dès lors, les réalisations innovantes ne cessent de se multiplier. Ce qui fera souvent considérer cette ville comme un laboratoire d'expérimentation architecturale.
L'histoire des principaux quartiers d'habitat social rémois ainsi que les circonstances et les pratiques qui ont forgé un savoir-faire local dans le domaine du logement sont l'objet de cet ouvrage qui pourra en outre apporter aux Rémois des informations sur la manière dont s'est élaboré leur cadre de vie.

Réf. : 51000B44 - 20 € - 116 p.
CRDP de Champagne-Ardenne, 2006

 

En novembre 2005 : Atlas du patrimoine industriel de Champagne-Ardenne - Les racines de la modernité

Sommaire

Contributions

Préfaces

Introduction

Conclusion

L'"Atlas du patrimoine industriel de Champagne-Ardenne" permet au grand public et plus particulièrement aux enseignants, aux amateurs d'art, aux acteurs culturels et aux décideurs de la région d'identifier ce patrimoine et de découvrir sa richesse insoupçonnée.
Ce livre constitue un panorama des activités industrielles à travers différentes époques et micro-régions : les industries minière et métallurgique, textile, des arts du feu, agroalimentaire, aéronautique, la production d'énergies hydraulique, vapeur et nucléaire… Il offre un nouveau regard sur les lieux : fonderies, forges, haut-fourneaux, brasseries, caves, crayères, celliers, moulins, silos, parcs, châteaux, magasins, faïenceries, verreries, tuileries, briqueteries, ouvrages d'art, équipements ferroviaires, constructions fluviales, maisons et cités, cimetières, sucreries, bonneteries, ganteries, manufactures…
Mais l'étude du patrimoine industriel ne se réduit pas à une étude de gestes architecturaux, elle nous instruit des sites et des lieux mais aussi de la mémoire des savoirs et des savoir-faire, elle donne les clefs pour le rendre identifiable, proche et lisible par tous.
Cet ouvrage permet aussi de mieux comprendre l'environnement présent, et d'ouvrir des perspectives pour le futur. Que sauvegarder et réhabiliter ? Quelle nouvelle affectation donner aux sites pour les rendre utilisables et rentables ? Quel avenir pour le patrimoine industriel ? La Champagne-Ardenne nous offre un inventaire d'actions possibles.

Réf : 510 00B 43 - 40 € - 1 ouvrage, 188 p.
CRDP de Champagne-Ardenne, 2005

 

En mars 2002 : Le hors-série de l'APIC n°2, Chemin-Vert, une cité-jardin idéale

"Dès le début de 1921, alors que le déblaiement des ruines de la ville, entrepris par l'État, était loin d'être terminé, on vit se dresser au sud-est de Reims, en pleins champs, sur un terrain en pente douce, naguère encore sillonné par les tranchées, un foisonnement de maisonnettes aux vives couleurs". Maurice Hollande

En effet, le contraste devait être saisissant entre une ville rasée par les bombardements ennemis et la cité-jardin du Chemin Vert, toute neuve avec ses maisons pimpantes et ses jardins en fleurs qui avait surgi à la périphérie de Reims.
Pensé et voulu par Georges Charbonneaux, président de la société d'Habitations Bon Marché " Le Foyer Rémois ", puis réalisé par l'architecte Marcel Auburtin, le Chemin Vert accueillait les familles nombreuses ouvrières. Offrir à l'ouvrier les moyens de son épanouissement physique et moral, en lui attribuant un logement propre et confortable, pour le détourner du cabaret et de la propagande communiste, protéger la famille et l'enfance, telle était l'ambition affichée par le Foyer Rémois.
Celui-ci, omniprésent, exerçait " une douce rigueur " sur la population. M. Sauvegrain, le gardien, observait les allées et venues de chacun et grondait les enfants qui arrachaient les fleurs. L'Abbé Croutelle veillait sur la moralité de ses ouailles. M. Millet, le jardinier, incitait les pères de famille à cultiver leur potager. Mlle Grès régnait sur les travaux ménagers et enseignait la bonne tenue des logements tandis que le couple Chalté consignait avec minutie le moindre incident dans le livre de maison.
À partir de 1932, c'est grâce à l'engagement corps et âme d'Yvonne Voisin devenue "résidente sociale" que la cité-jardin connut une vie socio-culturelle intense. C'est grâce à ses archives personnelles, ouvertes pour la première fois, qu'on perçoit mieux l'état d'esprit et les motivations des principaux acteurs : Georges Charbonneaux, Paul et Yvonne Voisin, Philippe et Jeanne Chatelin.
À travers l'histoire singulière d'une cité-jardin, c'est aussi celle du service social de l'entre-deux guerres qui nous est racontée là, avant que l'État ne vienne se substituer à l'initiative privée charitable.

Chemin vert L'oeuvre d'éducation populaire dans une cité jardin emblématique Reims 1919-1939
Cahier hors série de l'APIC Réf. 510 00 B 14 - 187 p.
CRDP de Champagne-Ardenne, 2002

 

En avril 2001 : le hors-série de l'APIC n°1, Le charme et la source Chroniques villageoises d'André Guyot
Un village champenois à l'ère industrielle : Pont-la-Ville

André Guyot, cultivateur haut-marnais, né en 1912, est en mesure de remonter loin dans l'histoire de son village, Pont-la-Ville, situé à quelques kilomètres de Colombey-Les-Deux-Eglises, où on rapporte à la veillée des anecdotes sur tel ou tel aïeul, ou encore la disparition d'une diligence qui se perdit corps et biens par un matin de brume, dans un gouffre d'eau à la sortie du village...
Et lorsqu'il évoque pour nous sa mère travaillant au fournil, son père, bien éprouvé par la guerre de 14-18, mais gardant une joie de vivre indéfectible, la cérémonie du dônage qui préfigure le mariage entre conscrits et jeune filles du villages, il nous fait pénétrer l'intimité d'une communauté villageoise et nous fait savourer, à travers ses chroniques, un monde aujourd'hui révolu. Ressurgissent alors du passé le charbonnier installé au coeur de la forêt avec sa famille, ou encore les artisans indispensables aux travaux agricoles : le charron, le bourrelier, le maréchal-ferrant, le meunier...
Grâce à la magie de son verbe et à sa prodigieuse mémoire, André Guyot fait renaître, au gré des travaux et des saisons qu'il nous chante, des moments essentiels de la vie rurale, et donne un éclairage sensible et nuancé sur tout un pan de notre histoire, celle que nous apprenons désormais dans les livres.

Le charme et la source Chroniques villageoises d'André Guyot Un village champenois à l'ère industrielle Cahier hors série de l'APIC
Réf. 510 00 B05 - 146 p. - 33 photographies en noir et blanc, couverture en qudrichromie
CRDP de Champagne-Ardenne, 2001

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